Comment devient-on scénariste d'animation? En ce qui me concerne, la passion a surgi quand j'étais enfant en regardant ça:





Hilarante, insolente, cruelle, ironique ou tendre, La Linea est un chef d'œuvre. La technique a la simplicité du génie.

Monsieur Cavandoli, je ne vous ai jamais rencontré. Peut-être êtes-vous aussi insupportable et râleur que votre petit personnage, mais je suis certain que si j'exerce le métier qui est aujourd'hui le mien, c'est en grande partie à cause de vous. A cause de vous encore, j'ai voulu apprendre l'italien et j'ai sué des heures sur ce maudit subjonctif! Toujours par votre faute, j'ai essayé de dessiner et je ne me suis pas trouvé très doué!

Pour tout ça, du fond du coeur, je vous dis "merci!".




Que vous connaissiez déjà ou non La Linea, faites-vous plaisir en visionnant les 101 épisodes disponibles sur le site de TV5 Monde. Et pour vous prouver que je ne suis pas chauvin, j'attire toute votre attention sur l'épisode numéro 136 qui, au vu des derniers évènements, prend une saveur délicieuse. Je vous laisse la surprise... "E viva Italia!"




PS: En fait, le personnage d'Osvaldo Cavandoli parle une sorte de "yaourt" italien très marrant... où se glissent même parfois des mots d'anglais ou de français. Quand j'étais gosse, je l'imitais super bien: succés assuré dans la cour de récré! Mes copains et moi, on ne se rappelait jamais du titre "La Linea", on parlait toujours de "badoum-badoum" à cause de l'air comique et jazzy du générique de début et de fin. J'ai appris très récemment sur le site de TV5 Monde, que Cavandoli avait baptisé son bonhomme Agostino. Mais il semble encore aujourd'hui que tout le monde continue de le surnommer: "Baium", ou "Balou", ou "Badoum"... Ce qui prouve que les enfants ont parfois raison!